CAS CLIENT · DATA GOUVERNANCE

Que faire d'une plateforme data où *plus personne ne distingue le fiable du périmé* ?

Des règles d'alimentation et des responsables clairs, pour qu'une plateforme cesse de se remplir de données que plus personne ne comprend.

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Que faire d'une plateforme data où *plus personne ne distingue le fiable du périmé* ?
SecteurÉnergie / utilities
Taille / typeGrande entreprise, ~2 500 collab.
Durée4 mois
Équipe Limpida1 Chef de projet Data, 1 Consultant Data Gouvernance, 1 Data Engineer
Point de départ

Le contexte

La plateforme avait été lancée pour centraliser les données de l'entreprise. Techniquement, elle marchait : les équipes y déversaient leurs jeux de données les uns après les autres. Aucune règle n'encadrait ce qui entrait, ni la façon de le nommer ou de le documenter. Au début, chacun retrouvait ses propres données. Puis le volume a gonflé, les contributeurs se sont multipliés, et la plateforme est devenue un entrepôt où l'on ne distinguait plus le fiable du périmé. || Une équipe a bâti une analyse sur un jeu de données qu'elle croyait officiel, et s'est trompée. C'était une copie obsolète parmi plusieurs versions, sans moyen de reconnaître la bonne.
L'enjeu : ce qui était en jeu

Pourquoi c'était bloquant ?

Que faire d'une plateforme data où *plus personne ne distingue le fiable du périmé* ?
Notre méthode

Notre approche

Le manque n'était pas un outil, mais des règles : qui dépose quoi, comment c'est documenté, qui en répond. Cinq étapes, en commençant par les domaines les plus consultés :

Ce qu'ils ont reçu

Les livrables

L'impact

Les résultats

L'amélioration ne tient pas à la plateforme, mais à ce que les équipes en font :

Sur votre plateforme, distinguez-vous encore *la donnée fiable de la copie périmée* ?

Nous posons les règles et les responsables qui remettent de l'ordre.

Questions fréquentes

Tout ce qu'il faut savoir sur les règles d'une plateforme data

Les questions que posent les équipes dont la plateforme s'est remplie sans règles.

Parce qu'elle fonctionne techniquement mais qu'aucune règle n'encadre ce qui y entre. Les équipes déversent leurs jeux de données les uns après les autres, sans norme de nommage ni de documentation. Au début chacun retrouve les siennes ; passé un certain volume, plus personne ne distingue une version de référence d'une copie périmée.

  • Le volume et le nombre de contributeurs finissent par dépasser les repères informels.
  • Aucun marquage ne distingue le jeu officiel de ses copies.
  • Personne n'est garant de la qualité ni de la documentation des dépôts.
  • Les équipes finissent par contourner la plateforme, et l'investissement se dévalue.

Par un marquage explicite, appliqué au moment du dépôt et vérifié avant publication. Sans ce repère, une équipe peut bâtir une analyse entière sur une copie obsolète en la croyant officielle, sans aucun moyen de s'en apercevoir.

  • Les jeux de référence portent un marquage clair, distinct des copies de travail.
  • L'inventaire des dépôts identifie les doublons et les versions obsolètes.
  • Le standard de documentation impose un minimum pour qu'un jeu soit compréhensible par un tiers.
  • Le contrôle d'entrée vérifie ce marquage avant toute publication.

C'est ce qui définit ce qu'on a le droit de déposer, comment le nommer, comment le documenter et comment marquer une version de référence. Ces règles remplacent les habitudes individuelles par une norme partagée, applicable à tous les contributeurs.

  • Elles précisent le périmètre de ce qui peut entrer sur la plateforme.
  • Elles fixent les conventions de nommage et le niveau de documentation attendu.
  • Elles s'accompagnent d'un glossaire qui donne le sens des termes employés.
  • Elles s'appliquent d'abord aux domaines les plus consultés.

Oui, sinon les règles restent déclaratives. Une procédure de vérification, menée avant que le jeu devienne visible, garantit que le nommage, la documentation et le marquage respectent le standard. C'est ce contrôle qui empêche la plateforme de se dégrader à nouveau.

  • La vérification porte sur le respect du standard de documentation et de nommage.
  • Elle intervient avant la mise à disposition, pas après coup.
  • Les contributeurs sont formés au standard pour que le contrôle reste rapide.
  • Les manquements sont corrigés à la source plutôt que subis en aval.

Un Data Owner, désigné nommément pour le domaine, secondé par un Data Steward qui applique les règles au quotidien. Sans responsable identifié, les questions de qualité restent sans réponse et personne ne corrige, parce que la responsabilité se dilue entre tous les contributeurs.

  • Chaque domaine prioritaire reçoit un responsable nommé et un gestionnaire.
  • Les rôles sont définis avec les contributeurs et les utilisateurs réunis.
  • Les questions de qualité trouvent alors un interlocuteur identifié.
  • La matrice des responsabilités formalise qui décide et qui maintient.

Environ quatre mois, avec un chef de projet data, un consultant gouvernance et un ingénieur data. Le travail commence par les domaines les plus consultés, puis s'étend une fois le standard éprouvé.

  • Les domaines prioritaires sont choisis selon leur fréquence de consultation.
  • Le recensement des dépôts révèle doublons, versions obsolètes et données sans propriétaire.
  • Les rôles et les règles d'entrée sont définis en atelier.
  • Le contrôle d'entrée et la formation des contributeurs closent la mission.